Kcomme...  Mathieu Kassovitz

Présentation

Fils du cinéaste Peter Kassovitz, Mathieu (né en 1967) est assistant réalisateur de 1983 à 1988 sur des productions de cinéma, télévision, publicité et clips vidéo. Il réalise quatre courts métrages dans les années 90 dont le premier, Fierrot le pou, est récompensé plusieurs fois...

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Acteur dans de nombreux films dont Regarde les hommes tomber (1993) et Un héros très discret (1995-il reçoit pour son interprétation le Prix Jean Gabin et le César du Meilleur Jeune Espoir Masculin) de Jacques Audiard, Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain (2000) de Jean-Pierre Jeunet, Amen (2001) de Costa Gavras, Munich de Steven Spielberg...

Son premier long métrage comme metteur en scène, Métisse, est sélectionné au Festival de Venise, nommé aux César 94 dans la catégorie Première oeuvre de Fiction et remporte le Prix Spécial du Jury au Festival de Paris. Puis il réalise La Haine, Prix de la Mise en Scène au Festival de Cannes, César du Meilleur Film et Meilleur Montage en 1995, Meilleur Film Européen (Félix). Ce film en noir et blanc stylise une situation très contemporaine et révèle un trio d'acteurs (Vincent Cassel, Hubert Koundé, Saïd Tagmahoui) et provoque de nombreux débats, autant cinématographiques que politiques.

Mathieu Kassovitz revient, en 1996, en compétition, au Festival de Cannes avec Assassin (s) où il joue le rôle principal aux côtés de Michel Serrault. Le film est acceuilli avec beaucoup de froideur et les débats continuent d'être passionnés. A partir de 1999, il se tourne vers des films de genre Les Rivières pourpres, Gothika, Babylon A.D... avec un passage par les grands studios américains qui laissent ses admirateurs sceptiques et valent au cinéaste de s'expliquer sur les difficultés qu'il a rencontrées pour mener à bien son travail. Ses heurts avec les studios ont donné lieu à des interviews sans langue de bois.

Ses interrogations publiques, à la télévision, quant à la nature de l'attentat du 11 septembre l'ont porté au coeur d'une nouvelle polémique. Mathieu Kassovitz reste un acteur et cinéaste dont la fibre militante et politique est toujours active. Il est par ailleurs producteur de quelques films très singuliers comme Avida et Louis Michel de Benoit Delepine et Gustave Kervern qui prouvent son goût pour un cinéma qui ne cherche pas forcément à aller dans le sens du poil.