Smoking

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Smoking
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  • Synopsis:

    Comment tout a commencé. Nous sommes en Angleterre, au cœur du Yorkshire, dans le village de Hutton Buscel. Comme dans tous les villages, il y a une église, un cimetière, un restaurant indien et une école. Le directeur de l'école se nomme Toby Teasdale et la sous-directrice Irène Prindworthy. Tody est marié avec Celia, la fille de Joséphine Hamilton, bien connue pour sa discrétion. Le meilleur ami de Toby, Miles Coombes, est un membre influent du conseil de direction de l'école. Sa femme, Rowena Coombes, a une passion pour le squash. Tout le village en parle. Lionel Hepplewick, le gardien de l'école, est le fils de Joe Hepplewick, poète officiel du village. Enfin, Sylvie Bell est employée chez les Teasdale. C'est le début de l'été, Celia Teasdale est en plein ménage de printemps. Elle sort dans le jardin, s'arrête un instant, reprend son souffle lorsque son regard accroche un paquet de cigarettes. Elle hésite. Doit-elle ou non, céder à la tentation ?

    Acteurs:

    • : Toby, Miles, Lionel, Joe
    • : Celia, Rowena, Sylvie, Irène, Joséphine
    • : La voix du narrateur

    Dates:

    Date de sortie: 14/12/93

    Equipe du film:

    • : Alain Resnais
    • : Jean-Pierre Bacri
    • : Agnès Jaoui
    • : Alan Ayckbourn
    • : Renato Berta
    • : Bernard Bats
    • : Jacques Saulnier
    • : Jackie Budin
    • : Albert Jurgenson
    • : John Pattison
    • : Bruno Pésery
    • : Michel Seydoux
    • : Vega Film AG (Zürich)
    • : Arena Films
    • : Caméra One
    • : France 2 Cinéma
    • : Canal +
    • : Alia Films

    Informations techniques:

    • Couleur
    • Long metrage
    • Français
    • France
    • 1993
  • Critiques:

    • Télérama

      Télérama

      "Sous leur air léger de comédie de boulevard, Smoking, No smoking créent un vertige. Et Ayckbourn, dans tout ça ? Eh bien, on ne voit pas pourquoi son rôle serait plus important que celui de Marguerite Duras (Hiroshima mon amour) ou d'Alain Robbe-Grillet (L'Année dernière à Marienbad) dans l'oeuvre de Resnais. Car - et c'est troublant - Resnais a beau faire très souvent appel à des écrivains connus ou adapter avec une extrême fidélité Ayckbourn ou Bernstein (Mélo), ce qu'il a construit en treize films, c'est son propre univers.

      Un univers où l'on s'interroge sans cesse sur le sens de la vie. C'est-à-dire à la fois sa signification et sa direction.

      On a souvent dit que le grand thème de Resnais était le temps. Et c'est vrai que ses films parlent de la mémoire (Toute la mémoire du monde, Muriel...) et de l'imaginaire (Providence, La Vie est un roman...).

      Mais la mémoire, pour lui, a plus d'importance que le passé, et l'imaginaire, que le futur. Resnais s'intéresse plus au cerveau de l'homme qu'à son devenir. Ou, plus exactement, son devenir ne l'intéresse que dans la mesure - même infime - où il peut l'infléchir.

      Déterminisme, libre arbitre, hasard ? On en revient à Smoking, No smoking, peut-être les deux films les plus surprenants du plus surprenant des cinéaste."

      Claude-Marie Trémois, Télérama
    • L'Express

      L'Express

      "Alain Resnais est l'exception culturelle à lui seul. Il a traduit Duras (Hiroshima mon amour), miré des rats (Mon oncle d'Amérique), enrhumé Ruggero Raimondi (La vie est un roman). Avec Smoking/No Smoking (4 h 40, deux films), il interactive le cinéma. Et, par douze postulats, ligote ses neuf personnages-jouets OU BIEN à un pilori de foire, OU BIEN à une remise en feu, à l'épicentre, en tout cas, d'un cimetière silencieux. (...)

      Jeux de cartes, jeux de rôles, Smoking/No Smoking manipulent le temps, méandre de l'enfermement. (...)

      Corseté dans ce canevas. Resnais taquine l’abîme des choix et les choix en abyme, brode des hypothèses, tire les ficelles. (...)

      Car, outre un travail sur les clichés, ce qu’il y a d’intellectuellement séduisant dans l’entreprise tient à son vertige d’interchangeabilité. Le saint OU BIEN. (...)

      L’ultraformalisme paraissait vivifiant. Mais son lent, très lent traitement s’empêtre au fond des embranchements. Resnais avait d’abord prévu six « longs »-métrages de 1 h 10, inexploitables en salles. II a dû renoncer. Pourtant, il a couru au bout de son idée. « Parfois, je m’affole d’avoir si peu tourné : 17 films en trente-sept ans, le chiffre n’a rien de brillant. Souvent, je me demande comment des producteurs m’ont suivi - ou précédé. Enfin... j’ai l’impression de parler comme un petit scout exemplaire, allez, je me tais ». M. Resnais est un mystère, l’héritier des surréalistes, le dernier des aventuriers."

      Sophie Grassin, L'Express