Les Kaïra

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Les Kaïra
  • 2/10
  • vo
  • Synopsis:

    Mousten, Abdelkrim et Momo sont trois potes d'enfances qui ont toujours vécu dans leur citéde Melun. Tous les trois ont le même problème : désespérément célibataires, ils passent leurs journées à laisser s’écouler leurs vies, sans motivation ni ambition. Jusqu’au jour où ils découvrent une annonce dans un magazine porno qui propose un casting pour devenir une « Star du X ».

    Acteurs:

    • : Abdelkrim
    • : Mousten
    • : Momo
    • : Warner
    • : Kadija
    • : Tia
    • : Steeve
    • : Ismaël

    Dates:

    Date de sortie: 11/07/12

    Equipe du film:

    • : Franck Gastambide
    • : Antoine Marteau
    • : François Maurel
    • : David Rit
    • : Eric Bizet
    • : Cédric Lionnet
    • : Laurent Tesseyre
    • : Véronique Parnet
    • : Magali Frater
    • : Cut Killer
    • : Hervé Rakotofiringa
    • : Eric Neveux
    • : Jean-Charles Felli
    • : Christophe Tomas
    • : Eric Altmayer
    • : Nicolas Altmayer
    • : Save Ferris
    • : Mandarin Cinéma

    Informations techniques:

    • Couleur
    • Long metrage
    • Français
    • France
    • 2012
  • Critiques:

    • Le Monde

      Le Monde

      " Il faut prendre garde aux contre-indications, nombreuses : la teneur des Kaïra en blagues obscènes et paresseuses est élevée (...) Si l'on se sent immunisé contre ces périls, on découvrira un film qui éveille la sympathie envers et contre tout, fait rire au corps défendant du rieur.

      Franck Gastambide, ami des animaux (il a été dresseur pour plusieurs longs-métrages et quelques vidéos hip hop) a eu l'idée, il y a quelques années, du "Shopping Kaïra", série de brefs épisodes diffusés sur Canal+, qui mettait la société de consommation à la portée de ces jeunes gens qui terrorisent cette même société, les garçons des banlieues qui s'habillent comme s'ils sortaient d'un étabissement pénitentiaire américain et parlent comme s'ils étaient en permanence au bord de l'explosion.

      Du passé animalier de Franck Gastambide, on retrouvera - au détour du scénario - un ours, égaré dans une cité de Melun (Seine-et-Marne). Entre ces barres végètent trois amis (Gastambide, Medi Sadoun et Jib Pocthier) qui ont laissé la trentaine les rattraper, les dépasser, et qui ont l'air bien partis pour prendre encore un tour de retard. Pour se sortir de cette déchéance qui fait d'eux la risée de tout le voisinage - dealers, barbus, fonctionnaires et jolies filles réunis - ils tentent leur chance auprès d'un producteur de vidéos pornographiques, incarné avec un aplomb sidérant par François Damiens.

      Cette démarche digne de louanges (ne vont-ils pas loin de chez eux, à la recherche d'un emploi ?) ne leur attirera bien sûr que des ennuis, les précipitant dans une odyssée où Circé est plus proche de la truie que de la fée, où le cyclope a une tête de policier municipal paranoïaque et les sirènes un look de championnes en arts martiaux.

      Au fil de ces épisodes s'insinue une notion que l'on n'attendait pas, la nuance. A la poursuite de leur virilité perdue (ou plutôt, jamais trouvée), Momo, Mousten et Abdelkrim se débattent dans un monde qu'ils n'ont fait que rêver grâce à Internet : ils se voient tour à tour gangster, star porno ou vedette de hip hop. Le principe de réalité est si violent qu'ils préfèrent rester à l'état légumineux plutôt que de s'y frotter.

      Et quand le scénario les force à entrer dans le monde, ils s'aperçoivent qu'ils ne sont pas tout à fait sans ressources face à lui. Heureusement pour l'ambiance et la satisfaction du consommateur, ces considérations sont emportées par un torrent d'inventions comiques plus ou moins heureuses, qui épuisent toutes les possibilités d'une vie quotidienne avare de sensations, dans laquelle le moindre événement devient le point de départ d'un épisode délirant, avant que la grisaille ne reprenne ses droits.

      C'est l'autre charme des Kaïra. Le film donne l'impression d'être né des divagations d'une petite bande d'amis qui haïssait tellement l'ennui qu'elle a décidé de lui tordre le cou une bonne fois pour toutes. "

      Thomas Sotinel, Le Monde
    • ecranlarge.com

      ecranlarge.com

      " Mousten, Abdelkrim et Momo, les trois membres du Kaïrashopping débarquent sur les grands écrans. Si vous ne connaissiez pas ces 3 lascars avant leur campagne de promo, c'est que vous viviez dans une cave (...) Gaumont a eu l'excellente idée de miser sur eux en leur donnant les moyens de développer un vrai scénario, et en les entourant d'une équipe solide. Fini la caméra posée à même le sol, désormais ils auront 60 pros pour réaliser ce projet. 

      Les Kaïra, c'est avant tout une success story, une histoire de oufs, par des oufs, pour des oufs. Alors on enfile les baskets, la casquette et c'est parti pour 1h35 de plongée dans l'univers magique de la banlieue. Ces tours «cages à lapins », sa vie de quartier, son mode « qui aime bien charrie bien », sa musique, son ambiance. Et comme on parle toujours mieux de ce qu'on a soi-même vécu, Gastambide s'attache à décrire le quotidien des kaïra entre ennui, chômage, rivalités ou alliances entre bandes, mythomanie, et ce rapport si complexe avec les filles. Déjà drôles, ils deviennent également très touchants de maladresse. 

      Car le réalisateur a bien compris que le film n'aurait pas la même saveur si les héros restaient entre couilles. Il fait donc la part belle aux filles : la décidément très douée Alice Belaïdi (très remarquée dans Radiostars) interprète la sœur d'Abdekrim, qui fait mouche à chaque tirade, autant dans le rire que l'émotion. Une future star, on vous dit. A remarquer aussi, Pom Klementieff qui fait fondre Mousten.  C'est en développant cette part cachée de ses héros, que le film prend toute son ampleur et évite l'écueil de la suite de sketches. Evidemment les gags s'enchainent, en suivant une trame cohérente, saluons d'ailleurs la prestation de Ramzy Bedia, qui n'est jamais aussi bon que dans les rôles de tête à claques. De même, François Damiens est impressionnant de réalisme en producteur porno. Tous semblent prendre un malin plaisir à se donner la réplique et cette bonne humeur est très vite communicative.

      Franck Gastambide réussit un film drôle, sans temps mort mais aussi rempli de vrais moments d'émotion. Parce qu'il y a un cœur qui bat sous le survêt Adidas !   Retenons désormais leurs noms, outre le réalisateur, Medi Sadoun dont la puissance vocale restera dans les annales de l'histoire, on n'a jamais aussi bien imité Daniel Guichard, et Jib Pocthier, le seul mec capable de résister aux attaques de chiens et à Cantona. Alors la banlieue, c'est pas mortel, bande de bâtards ? A voir, à revoir, et je vous parie même ma casquette que vous danserez cet été sur leur chanson, le son des Kaïra. Pouces en l'air et mains en l'air. "

      Louisa Amara, ecranlarge.com
    • Le Parisien

      Le Parisien

      " [Les acteurs] s'amusent à dynamiter tous les mythes de l'univers banlieue. (...) Leur humour est si ravageur que les plus grosses ficelles passent comme une lettre à la poste. "

      Hubert Lizé, Le Parisien
  • Les avis:

    • le 20/01/16 | RURU | Médiathèque de Monaco
      2/10

      Le plus grand des navets de tous les temps!!
      Film d'une extrême vulgarité
      mal joué, je ne trouve aucun point positif à ce film