La Haine

Affiche

La Haine
  • 8/10
  • vofr
  • Interdit aux - de 12 ans
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  • Synopsis:

    La banlieue brûle. Bavures policières, jeunes en révolte... Kassovitz filme dans un noir et blanc stylisé la pression insoutenable qui couve, et explose - dans les rues, dans les corps et dans les mots. "Un film contre les flics", affirmait le réalisateur, provocateur. Prix de la Mise en Scène au Festival de Cannes, César du Meilleur Film et Meilleur Montage en 1995, Meilleur Film Européen (Félix)... un film-choc qui révéla Vincent Cassel.

    Acteurs:

    • : Saïd
    • : Hubert
    • : Vinz
    • : Samir
    • : le jeune skinhead
    • : Darty
    • : Astérix
    • : Santo

    Dates:

    Date de sortie: 31/05/95

    Equipe du film:

    • : Mathieu Kassovitz
    • : Mathieu Kassovitz
    • : Georges Diane
    • : Pierre Aïm
    • : Giuseppe Ponturo
    • : Virginie Montel
    • : Vincent Tulli
    • : Dominique Dalmasso
    • : Mathieu Kassovitz
    • : Scott Stevenson
    • : Assassin
    • : Studio Canal
    • : Studio Image
    • : Egg Pictures
    • : Polygram Filmed Entertainment
    • : La Sept Cinéma
    • : Kasso Inc. Prod
    • : Canal +
    • : Cofinergie 6
    • : Christophe Rossignon
    • : Lazennec

    Informations techniques:

    • Noir et blanc
    • Long metrage
    • Français
    • France
    • 1995
  • Articles:

    Critiques:

    • Libération

      Libération

      " Grâce à cette langue, Kassovitz fait de ce furieux torrent syntaxique un film au bout du compte musicien. Effet encore accusé par un noir et blanc bien vu, qui nous rapproche du sujet (aspect de réel documentaire), autant qu'il nous offre la bonne distance où le maintenir (c'est un film, une vision, une oeuvre) et qui permet au réalisateur de couler sa violence dans une harmonie de ton et de cap : la sève reste furieuse mais le cinéma pacifié (...) là où un style américain ne se serait pas privé de spectaculariser la violence, Kassovitz développe au contraire une mise en scène certes speed mais au fond très sobre, qui laisse clairement deviner qu'il s'est à chaque fois posé, avec une honnêteté palpable, la question hautement morale de savoir où placer sa caméra (...)
      La Haine est un film réellement grave et c'est plutôt par la peau du cou que par la main que Kassovitz nous saisit, comme si c'était la seule manière de regarder la merdre en face. Et la merde, elle est bien là où il nous la montre (...) Seuls les imbéciles, les malveillants accuseront Kassovitz de répandre de l'huile sur le feu. Il y a au contraire autant d'émotion que de rage dans son film, c'est à dire beaucoup. Et si l'on s'attache à ce qui est montré, dit, fait, vécu, il est même possible de trembler d'émotion jusqu'à l'os. C'est là l'essentiel, La Haine n'est pas haineux : loin d'être seulement un bon film, c'est surtout un film bon. "

      Olivier Séguret, Libération
    • Première

      Première

      " Ça a l’air tout bête comme ça, mais, en fait, c’est exceptionnel. En décidant de décrire l’antagonisme entre les enfants perdus des cités et les fonctionnaires chargés de les empêcher par tous les moyens de faire des vagues, en choisissant de nous entraîner dans le cercle vicieux qui conduit inexorablement vers des lendemains qui coagulent, Kassovitz s’est attaqué à un sujet brûlant, solidement ancré dans l’actualité. Un sujet casse-gueule aussi, qui aurait pu donner lieu à tous les excès racoleurs, provocateurs ou moralisateurs, ici habilement évités.

      Tout est dit à travers l’histoire de ces trois copains que nous suivons pendant une journée entière.Kassovitz a choisi son camp, celui des jeunes de la cité, contre les flics. Ce qui ne l’empêche pas de montrer occasionnellement des policiers humains et des jeunes abrutis d’ignorance, de désœuvrement, de shit et de frustration sexuelle.

      La caméra est remarquablement légère, mobile, traversant comme un fantôme les barres de béton, suivant les personnages comme leur ombre pour ne pas perdre une miette de la singulière énergie qui circule entre le réalisateur et ses comédiens (...) il convient de louer d’une même voix les trois interprètes principaux qui confèrent à leurs personnages une vérité, une épaisseur et une complicité jamais prises en défaut. Le film donne à voir et à réfléchir, sans prendre le risque de laisser croire qu’il existe des solutions miracles aux problèmes qu’il expose.

      C’est une des raisons pour lesquelles il continue à vivre en nous longtemps après sa projection. Notamment parce que Kassovitz a su traiter son sujet, si grave soit-il, avec humour, alors que le film, dans son ensemble, baigne dans une ambiance lourde de tension dramatique, la majorité des scènes prises individuellement sont plutôt comiques, voire franchement drôles. Le choix du noir et blanc n’est pas seulement un parti pris esthétique, il rappelle constamment que derrière la représentation, le spectacle et les éclats de rire, il existe une réalité à laquelle il faudra bien un jour ou l’autre faire face."

      Christian Jauberty, Première
    • Télérama

      Télérama

      " Le film n'incite jamais à la violence : la « haine » passe d'abord par les mots, et si elle se matérialise, c'est à la suite d'un engrenage de circonstances malheureuses, où la bêtise et la peur le disputent à la colère. Kassovitz n'est pas un documentariste, mais un cinéaste maîtrisant son art. Le style, noir et blanc coup de poing et caméra à l'épaule, soigne les effets de surprise et les ruptures de ton. L'odyssée de ses trois zozos prend la forme d'une balade picaresque. C'est presque une suite de sketchs, écrits au scalpel, où le rire surgit des trouvailles langagières."

      Aurélien Ferenczi, Télérama
    • Cahiers du Cinéma

      Cahiers du Cinéma

      " On craint le parlé branché genre verlan, pittoresque rap et mots d'auteur, langue de synthèse vitrifiée sociologiquement par et pour le cinéma... Et puis non, pas du tout : cette langue est dans l'époque, jusqu'à prendre le risque de vieillir très vite, et elle fait en même temps des propositions au cinéma français, comme Pagnol en son temps, ou plus tard, Rozier et Pialat.
      Ici, peu d'improvisation, mais tout de même, à l'intérieur d'une structure très écrite, un sens de l'instantané, du raccourci, du mot-image, une manière de faire rouler les mots, de faire exister le dialogue par la diction et les gestes des acteurs, tous formidables, qui donnent à La Haine un humour souvent ravageur."

      Thierry Jousse, Cahiers du Cinéma
    • Le Nouvel Observateur

      Le Nouvel Observateur

      "Dans La Haine et dans Métisse (le premier long métrage de Kassovitz, 1993), on retrouve une scène identique et tendrement rituelle : un petit fils apporte à sa grand-mère des poivrons rouges au lieu des jaunes qu'elle avait réclamés. Chez Kassovitz, la famille est une garantie contre le chaos. Qu'ils soient juifs, chrétiens ou musulmans, Hubert, Saïd et Vinz, les trois héros de La Haine, veillent avec un soin chevaleresque sur leur petite soeur. On comprend alors la signification des injures qui fleurissent dans le film sous forme de graffitis ou d'apostrophes (« Ta mère, elle suce des ours »... ). Loin d'attenter aux liens du sang, elles les consacrent, elles sont un rappel impérieux et carnavalesque à l'honneur d'une maison, au respect de soi et des siens."

      Fabrice Pliskin, Le Nouvel Observateur
  • Les avis:

    • le 09/04/13 | dimo | médiathèque "poubelle"
      1/10

      J adore film, mais manque sous titrée/ je suis sourd et muet/

    • le 18/05/11 | Stanislas ADRY | Bibliothèque Municipale de Reims
      10/10

      Grand film

    • le 07/04/11 | Stan | médiathèque "poubelle"
      10/10

      Très bon film