Caste criminelle

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Caste criminelle
  • vostfr
  • 01h10min
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  • Synopsis:

    Les Indiens que les Anglais ne réussirent pas a soumettre furent appelés "nés criminels" et parqués dans des camps. Le film de Yolande Zauberman raconte l'histoire d'une famille. Les grands-parents, Hira Bai et Serjian, ont grandi dans la jungle. C'est là que vivaient leurs tribus. Film clandestin, documentaire romanesque : comment vivre quand on est "condamné" d'avance ?

    Dates:

    Date de sortie: 01/09/89

    Equipe du film:

    • : Yolande Zauberman
    • : Yolande Zauberman
    • : Emmanuel Machuel
    • : Jean-François Naudon
    • : Panduranga Jadhar
    • : Arcadia Films
    • : Odessa Films
    • : La Sept
    • : obsessions production
    • : Arte France Cinéma
    • : IMA Productions

    Informations techniques:

    • Couleur
    • Long metrage
    • Hindi
    • Inde
    • 1989
  • Critiques:

    • Le Monde

      Le Monde

      "Après Classified People, Yolande Zauberman poursuit son travail sur l'exclusion. Elle a filmé en Inde le quotidien de ceux qu'on appelle les " nés criminels ", une caste de trois millions et demi de membres qui vivent parqués dans des camps. Un document nocturne, profond."

      Catherine Humblot, Le Monde
    • L'Evènement du Jeudi

      L'Evènement du Jeudi

      " Il y a trente-six façons d'être documentariste, de Joris Ivens à Depardon, ou de Wiseman à Reichenbach. La "façon" de Yolande Zauberman ne ressemble à aucune autre. Sa mise en scène, dans des cadres hyper-composés de situations limites, est une sorte de recomposition du réel où les damnés de la terre retrouvent leur dignité bafouée (...) Avec respect, attention et amour, Yolande Zauberman compose une sorte de galerie de portraits en plans fixes, celui notamment d'un vieux couple, Philémon et Baucis victimes de l'injustice absolue, qui nous donne une admirable leçon d'humanité."

      Michel Boujut, L'Evènement du Jeudi
    • Télérama

      Télérama

      " Sans un mot d’explication, sans une carte, sans docte message ou généreuse dénonciation, le documentaire se coule dans les replis somptueux de la misère et de l’ignorance. Quelque part en Inde, non foin de Bombay, les «nés criminels» ouvrent leurs portes et jouent castes sur table. Même s’ils se demandent ouvertement, en rigolant, si la réalisatrice et son équipe ne sont pas «des cousins des Anglais», de ces ex-colons qui les parquèrent, eux les insoumis, dans des camps où iis croupissent encore.

      «Leur loi me poursuit comme une ombre, les barbelés ont disparu mais je les sens autour de moi», glisse Deepak, un sombre et bel orphelin de 25 ans, qui erre la nuit au milieu des tombes : «Pour moi, le cimetière, c’est comme un ami.» Parallèlement à ce fantastique nocturne, Yolande Zauberman a bâti son film autour de la vie diurne d’uncouple de vieillards qui sourit, malgré tout, à la vie. S’ensuivent les scènes les plus émouvantes, polissonnes et drôles de cette visite au fin fond de l'exclusion.

      Mais ce petit nuage ne saurait flotter une heure vingt au-dessus du fumier. Les enfants, chiens de faïence dans un jeu de béquilles, demandent des comptes : «Pourquoi endurer ce mépris ? Quelle vie nous avez-vous donnée ?»

      Nous retrouvons Deepak, en mauvaise compagnie, au cœur de la nuit, dans un infâme boui-boui. Il est socialement désigné comme criminel et peut-être le deviendra-t-il, malgré «le cimetière qui (le) lave de tout» ; «Si j’étais un tigre, je déchirerais ceux qui nous humilient.» Bonne fée cependant, Yolande Zauberman transforme la dégénérescence en superbe résignation, fait briller la sagesse sous l’épaisse couche de mépris, efface le paternalisme cynique de nos consciences pour laisser place à la sympathie ingénue. Sa caméra fait fondre les castes et mourir les préjugés !"

      Antoine Perraud, Télérama